La CNESST a recensé 5 532 lésions professionnelles attribuables à des facteurs psychosociaux en 2023, une hausse de 42 % par rapport à 2019. Anxiété, dépression, épuisement professionnel… ces réalités touchent autant les individus que les organisations, et leur impact peut être lourd sur la qualité de vie et la capacité à fonctionner au quotidien. L’ergothérapie en santé mentale se positionne comme un allié incontournable pour soutenir les personnes dans leur rétablissement et les aider à retrouver un quotidien satisfaisant.
Un accompagnement centré sur la personne
L’ergothérapeute en santé mentale évalue d’abord les impacts des symptômes sur le fonctionnement global, incluant les capacités cognitives, émotionnelles, physiques et sociales.
Plutôt que de se limiter aux diagnostics ou aux symptômes, l’ergothérapeute s’intéresse aux activités significatives pour la personne : celles qui donnent du sens à sa vie, nourrissent son identité et lui permettent de se sentir compétente et utile.
Cette approche centrée sur l’occupation permet de bâtir un plan d’intervention personnalisé qui tient compte des forces de la personne, de ses défis et de son environnement.
Quatre étapes pour un retour à une vie active et équilibrée
1. Activer par l’action
Au cœur du processus : retrouver de l’énergie et du plaisir à travers des activités significatives. L’ergothérapeute propose de petits défis accessibles afin de favoriser les réussites et de briser l’inertie. Il est souvent plus facile de s’engager d’abord dans des activités plaisantes, sans exigences de performance.
2. Reprendre ses routines
L’arrêt de travail est souvent une période de remise en question. L’ergothérapeute aide à reconstruire un horaire adapté et réaliste intégrant le sommeil, l’alimentation, les loisirs et les obligations familiales. Cette étape favorise l’adaptation à une nouvelle réalité et soutient le processus d’acceptation.
3. Développer des stratégies de gestion
Grâce à de l’enseignement et du coaching, l’ergothérapeute outille la personne pour mieux gérer son stress, ses émotions et son niveau d’énergie. Des outils concrets, comme la planification, les techniques de relaxation et les stratégies de priorisation, sont mis en pratique dans le quotidien.
4. Préparer un retour au travail durable
Lorsque le moment est venu, l’ergothérapeute accompagne la personne dans les étapes de retour au travail : identification des obstacles, simulations de tâches, communication avec l’employeur et mise en place de stratégies visant à prévenir les rechutes.
Un impact mesurable
L’objectif ultime est de rendre la personne autonome dans la gestion de ses symptômes et de lui redonner confiance en sa capacité d’agir. L’amélioration du fonctionnement mène à une meilleure qualité de vie et à une réduction des symptômes.
Notre plus grande fierté? Voir nos clients repartir avec le sourire, prêts à écrire le prochain chapitre de leur vie.
