Depuis quelques années, les entreprises québécoises font face à une hausse marquée des invalidités liées à la santé psychologique. Avec l’adoption de la Loi 27 en octobre 2025, la prévention des risques psychosociaux devient plus qu’une bonne pratique : c’est désormais un devoir collectif.
Les entreprises québécoises sont de plus en plus conscientes de l’importance de prévenir les risques psychosociaux : surcharge de travail, stress, manque de reconnaissance, conflits ou isolement. Ces facteurs sont maintenant reconnus comme des enjeux de santé organisationnelle à part entière.
Mais la prévention ne s’arrête pas là : elle inclut aussi le retour au travail d’un employé après une invalidité (psychologique, physique ou les deux). Cette étape cruciale est trop souvent négligée — alors qu’elle représente un moment déterminant pour consolider la santé de la personne, soutenir l’équipe et réduire les risques de rechute.
Le retour au travail : une étape à planifier avec soin
Lorsqu’un travailleur revient après plusieurs semaines ou mois d’arrêt, il ne reprend pas simplement un poste : il retrouve un rythme, une équipe, des responsabilités et un environnement qu’il doit réapprivoiser. C’est pourquoi, à l’Espace ergo, chaque retour au travail est planifié avec autant de rigueur qu’une entrée en poste (ou onboarding).
Nos intervenants (ergothérapeutes, physiothérapeutes, kinésiologues) accompagnent les travailleurs déjà suivis en clinique dans une préparation structurée au retour. Une évaluation approfondie des capacités physiques, cognitives et affectives est réalisée afin d’identifier le moment où les exigences du travail et les capacités de la personne s’alignent réellement.
L’ergothérapeute joue souvent le rôle de coordonnateur du retour au travail, en collaboration avec le conseiller en réadaptation de l’assureur. Ensemble, ils veillent à ce que la reprise se fasse de manière progressive, réaliste et sécuritaire.
L’importance de la collaboration
Lorsque c’est possible, la participation du gestionnaire ou du service RH fait toute la différence. L’assureur coordonne souvent le processus, mais ne peut pas toujours s’attarder à tous les détails qui influencent la réussite du retour. De leur côté, nos professionnels connaissent bien le travailleur : ils ont identifié, avec lui, les leviers et obstacles au retour, ainsi que les stratégies pour y faire face.
Une rencontre pré-retour ou un échange entre le clinicien, le travailleur et l’employeur permet de traduire ces stratégies en actions concrètes : horaire progressif, révision temporaire des tâches, moments de rétroaction, repères clairs pour le travailleur, responsabilités du superviseur sur place. C’est ainsi que la “marge de manœuvre” créée en clinique devient un plan d’action réel et partagé.
Un accompagnement qui favorise la santé durable
Cette approche s’inspire du Paradigme de l’incapacité au travail (Loisel et al., 2001), qui montre l’importance d’impliquer toutes les parties prenantes pour réussir un retour au travail. Lorsqu’un travailleur se sent soutenu, compris et préparé, la reprise devient une occasion de croissance plutôt qu’une source d’anxiété. Et pour l’entreprise, c’est un double gain : moins de rechutes, plus d’engagement et une culture axée sur la bienveillance.
En conclusion
Planifier un retour au travail, c’est bien plus qu’une formalité administrative : c’est une action de prévention et un investissement humain. Chez Espace ergo, nous accompagnons les entreprises et leurs employés pour faire de cette étape un moment structuré, bienveillant et porteur de succès à long terme..
